dimanche 20 août 2017

Dissonance cognitive : le Paradoxe de la viande.




Ça fait un petit moment que j'ai envie de revenir sur ce point, car plus le temps passe plus cette théorie "prend consistance" dans mon esprit. 

Voici quelques explications :

La théorie de la dissonance cognitive est une théorie de psychologie sociale
Elle a été élaborée par Leon Festinger en 1957. 
Pour lui, l'individu change ses opinions, croyances, en fonction de son comportement.

En gros, nous cherchons à justifier des comportements après coup, afin d'être cohérent. 

La cognition renvoie à "l'ensemble des processus psychiques liés à l'esprit". 

Une pensée par exemple est une cognition. 
Une dissonance cognitive est une contradiction entre deux pensées. 
Lorsque des pensées entrent en dissonance, cela créé un inconfort. 
L'humain, qui ne supporte pas cet inconfort, va donc agir de manière à mettre en accord ces deux pensées. 


C'est là qu'intervient la théorie du paradoxe de la viande. 

Pour faire simple : 
Pensée 1 : J'aime les animaux, je ne veux pas qu'ils souffrent
Pensée 2 : Je mangerais bien un steak. 

Ces deux pensées sont en dissonance. 
Donc, cela créé un inconfort, qu'il faut supprimer. 

Pour cela, la plupart du temps, on arrive à se convaincre que l'animal ne souffre pas. 
Là où nous sommes très forts, c'est que l'on arrive même à dissocier "la viande", de "l'animal". 
Comme si ce que l'on avait dans notre assiette n'avait aucun rapport avec l'être vivant. 
La vache devient le boeuf (terme de boucherie : viande bovine) et le cadavre devient la viande. 
Babe le cochon devient du saucisson, du jambon.. 
Ce n'est plus un animal, un être vivant, sentient*. 



Et voilà, plus d'inconfort. 
C'est ce fonctionnement qui fait que l'on trouve tous les arguments possibles et imaginables au fait de consommer des produits animaux. 

* C'est pour ma santé 
* On a toujours mangé de la viande
* Le lion chasse l'antilope ! 
* Tout le monde en consomme
* L'animal ne souffre pas, je connais de super éleveurs. 
Bref, tout ce qui nous permettra de nous sentir mieux.

Bien sur, rien de cela n'est conscient. 
En gros, il y a réinterprétation ou de l'information de base ou du comportement. 

Une autre solution pour supprimer cet inconfort est de changer de comportement. 
Mais cette solution, cesser de consommer de la viande, est la plus difficile. 

Notamment parce que tout est fait autour de nous pour que la "prise de conscience" ne se fasse pas. 
L'industrie agro-alimentaire, les médecins, notre entourage, notre éducation... font que "manger de la viande" est la normalité. 
Donc, comme cela est normal et naturel, il faut continuer. 

On pousse même jusqu'à nous imposer l'idée que l'animal est heureux de mourir pour être mangé. 

Moby - Clip - In this Cold Place 

Donc, ce paradoxe reste "consistant". 

Le truc, c'est que lorsque l'on prend enfin conscience de cela, que l'on arrive à ouvrir les yeux, on ne les ferme plus. 
Ce qu'il faut c'est ce déclic. 
Comprendre que ce qu'il y a dans notre assiette, c'est un cadavre d'un animal. 
Cela vous semble violent ? Peut être, et pourtant, c'est une réalité. 

Ces pensées font chemin dans notre esprit. 
Et plus le chemin se fait, plus il est difficile de comprendre le fait de consommer des produits animaux. 
Parce que lorsque l'on aime un animal, on l'aime vivant. Pas dans son assiette. 
C'est un individu. Une personne non humaine, un être sentient. 
Regardez une vache dans les yeux, et voyez.




Voici une vidéo qui explique très bien le Paradoxe de la Viande



A lire si vous souhaitez en savoir plus : 
* Voir son steak comme un animal mort de M. Gibert 

* être sentient : "un être sentient est un être subjectivement conscient ; un être qui possède des intérêts ; c’est-à-dire un être qui a des préférences, des désirs, une volonté"

samedi 19 août 2017

Crème peaux atopiques



Les peaux atopiques sont particulièrement difficile à aider, d'autant plus qu'elles ne supportent pas grand chose.
Voici une recette qui devrait soulager les personnes qui en souffrent.

A- Phase Aqueuse
Eau : QSP100%
Teinture de Benjoin (cicatrisant, antibactérien, apaisant) : 5%
Extrait hydroglycériné de Grenade (Calmant, apaisant, réparateur, régénérant) : 3%
Glycérine : 8%

B-Phase Huileuse
Huile de Chia (cicatrisante, apaisante, régénérante, nourrissante, émolliente) : 10%
Caprylis : 5%
Beurre de karité : 5%
Olivem : 5%
Cire de Chanvre (agent de texture émollient) : 2%

C-Ajouts 
Silicone Naturel (émollient, humectant) : 4%
Poudre d'Avoine Colloïdale (adoucissant, améliore la cicatrisation et régénération de la peau) : 2%
Hydractive (hydratant) : 2%
Vitamine E : 0,2%
Conservateur : QSP100%

Cette crème est vegan.
QSP100% : Quantité suffisante pour 100%

Mode Opératoire 
Réalisez une émulsion en deux phases. A température, retirez du feu, agitez.
A froid, mettez les ajouts.
Vous pouvez diluer l'avoine en phase aqueuse si vous craignez des grumeaux.
Mettez en pot. Respectez les délais de conservation.

Appliquez au besoin.


A bientôt, 
Charlie 

jeudi 17 août 2017

Ma vie d'entrepreneuse : Et alors ça marche ?



Quand on s'installe, on passe par différentes périodes.
Envies. Euphorie. Doutes. Peur. Panique. Gêne. Honte.
Certains jours, on se sent fort.e.
D'autres jours, comme un.e moins que rien.
Incapable.
On ne va pas y arriver.
Trop de risques.
Et comment on va faire ?
Comment on va payer le loyer, les courses ?
Et on y va quand même.
On fait ce qu'il faut.
On va démarcher. Les banques.
On se prend des claques, un peu.
Certain.e.s nous font nous sentir à nouveau comme des moins que rien.

On nous dit quoi faire.
Et non on devrait faire comme-ci, comme ça.
Et sérieusement, es-tu sûre ?

Non, je ne suis pas sûre. Je ne suis sûre de rien. Mais, là, j'y vais avec mes tripes.
Mon entreprise c'est mon bébé.
Alors chut.
Tais-toi, respecte mes choix.


Et puis arrivent les "ça marche ?".
J'ai ouvert il y a deux mois coco.
Comment ça peut marcher ? Comment veux-tu que je réponde à cette question ?
Je ne sais pas !
Certains jours, je te dirais oui.
D'autres je panique, parce qu'il se passe rien, parce que ça ne va pas comme je veux.
Alors je me demande, qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
Pourquoi ?
Je ne mérite pas moins que d'autres si? Je fais de mon mieux, alors pourquoi ?
Mais je ne vais pas te dire ça, tu t'en fiches.
D'un autre côté, tu n'as pas envie que je te dise que je marche à fond et que je suis riche.
Surtout, toi qui ne m'a pas encouragé. Ou alors, tu vas me demander des tunes.
Mais si ça ne marche pas, ça te fera tellement plaisir.
Alors cette pression, que je me mets déjà, tu n'as pas besoin de me la mettre.
Ne t'inquiète pas.

Alors, oui ça va. Ça démarre. Tranquille.
Laisse donc mon bébé grandir tranquillement.
Pousser. Se stabiliser. Prendre racine.
Et ne pose pas de question.
Je ne te demande pas si ton salaire est bon.
Donc ne me demande pas si je paie mes factures.

Surtout si je te vois une fois toutes les 36 du mois, et 5 minutes.
Surtout pour me dire "ah oui, c'est ça la vie d'entrepreneuse".
La vie d'entrepreneuse, je la vis.
Avec tous les moments difficiles.
Et les peurs.
Et les angoisses.
Et le stress.
Les doutes, encore et toujours.
Et la joie, cette richesse d'émotions.

Parfois, il y a de vrai "ça marche" désintéressés. Mais ils restent délicats. Parce qu'il n'y a pas vraiment de réponse à cette question.
Est-ce que le fait que je ne perde pas d'argent peut être considéré comme un "ça marche" ?
Ou est-ce que pour que je puisse dire que ça marche, il faut que je sois capable de me verser un salaire ?
Je préfère les "Ça va, tu t'en sors ?" à la limite.
Parce que la question n'est plus dirigée directement sur l'entreprise, mais aussi sur toi.
Il est plus facile d'y répondre, car on peut botter en touche.
Ça va, je m'en sors. Pas facile, je suis fatiguée, mais j'aime ce que je fais.
Moins de doute, moins de honte, moins de jugement.

Et puis, pourquoi cette gêne ?
J'ai monté mon entreprise. Toute seule, comme "une grande".
Je devrais être fière.
J'ai pensé, voulu et créé chaque partie.
Alors, oui j'ai fait des erreurs, mais c'est normal.
Qui n'en fait pas ? Qui n'en ferait pas en sautant à pieds joints dans l'inconnu ?

Pourquoi a-t-on sans cesse ce besoin de se justifier, face aux autres, face à soi-même ?
Pourquoi la honte de ne pas mieux faire ? Mieux faire au quotidien ? Faire plus, toujours plus ?

Laissons du temps au temps.
Laissons les jours s'écouler.
Profitons de cette aventure, et soyons fièr.e.s du travail accompli.
Le reste, cela viendra plus tard.



A bientôt, 
Charlie.